Lundi 5 novembre 2012 1 05 /11 /Nov /2012 11:24

RELANCE D’UNE ENQUÊTE QUI DATE DE 1960, SUR DES MORCEAUX D’AVION TROUVÉS PRES DE PORTLAND MAINE, ET CURIEUSEMENT TROP VITE REFERMÉE…. :

photo relance enquete pare brise

 

En effet, en cherchant dans des archives de la Défense, et spécialement de l’Armée de l’Air, nous sommes tombés sur cinq photos bien intéressantes prises par le SIRPA (Service d’Informations et de Relations Publiques de l’Armée de l’Air)  en 1960.

Et puis, nous nous apercevons que ces photos ont été largement diffusées dans la grande presse de l’époque, nous avons retrouvé une demie douzaine d’articles passionnants datant de janvier et février 1960.

Mais commençons par le début :

En 1958, un pêcheur prénommé MacVane, de Cliff Island, baie de Casco, remonte avec peine sa ligne de casiers à homards au large de Jewel Island, en face Porland (Maine), un bout de structure d’un aéroplane y est accroché…

On lit dans la presse (Paris Presse du 29 janvier 1960), qu’un ferrailleur se serait emparé de l’ensemble (s’agissait il des réservoirs, seule partie métallique de l’aéronef avec le moteur ?...), mais « qu’un fragment important du tableau de bord aurait été vendu »…mais aussi que deux morceaux de type aluminium, l’un d’environ 1,50m de long et 0,50m de large, l’autre une baguette de même longueur, ont pu être sauvés par un ancien aviateur des Forces Françaises Libres, établi dans la région de Portland. Un historien spécialiste de l’Aviation de Nouvelle Angleterre aurait fait également d’autres photos, pensant lui aussi qu’il s’agissait peut être de L’Oiseau Blanc.

L’information est vite arrivée au Consul de France de Boston, qui a averti l’Attaché Militaire de l’Ambassade de Washington, ces morceaux ont été envoyés au Ministère des Affaires Etrangères à Paris, dans une caisse en bois faisant environ 2m de long, sur 0,50cm de haut et 0,50cm de large, des journaux protégeaient ces précieuses reliques.

Toute la presse a fait écho de l’arrivée de ce « trésor » : Paris Presse,  l’Humanité du 26 01 61, le Figaro du 25 janvier, 30 janvier, du 2 février 61, et d’autres…annonçant qu’une commission d’experts allait se réunir…

Le 4 février les « experts » annoncent, un peu vite, aux journalistes : « Ces morceaux ne proviennent pas de l’Oiseau Blanc » Paris Presse du 4/2/61, etc…

Leurs conclusions sont quasi rocambolesques : « Les éléments en question ne concernent pas la planche de bord, ni même un élément du réservoir, le rivetage ne pouvant y assurer l’étanchéité… ». D’autre part, on sait que ces pièces ne proviennent pas d’un appareil américain, mais sans doute d’un appareil fabriqué dans un pays utilisant le système métrique, car les rivets sont espacés en cm , non en inch,  d’autre part la date de l’appareil semblerait être entre 1925 et 1930, d’après les procédés de fabrication…

Le responsable de Levasseur que nous voyons sur la photo des dits « experts » est un responsable Administratif, il n’a aucune envie que l’on reparle de leur « échec », les autres experts ne semblent pas très qualifiés pour « expertiser » une telle pièce à conviction.  Pour eux à part le tableau de bord et les réservoirs « tout était en bois et toile », faux : certaines pièces étaient métalliques : le tour du pare-brise, les radiateurs…

Voulant vérifier plus loin, j’ai trouvé dans le livre sur Levasseur, une photo de la construction de l’appareil, et précisément la finition de la pose du pare-brise, regardez cette photo, et comparez là aux pièces retrouvées….c’est assez troublant !

C’est pourquoi nous recherchons activement cette caisse qui doit être à Paris : dans les stocks du Musée du Bourget ?...Aux Arts et Métiers ?...L’Armée de l’Air ?...Si vous avez une idée sur un laboratoire aéronautique des années 60, elle est la bienvenue.

 



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